Lee Jae-yong, vice-président de Samsung Electronics et chef du conglomérat Samsung, pourrait bientôt se retrouver en prison. Les procureurs demandent un mandat d’arrêt contre Lee, connu sous le nom de Jay Y. Lee en Occident, arguant qu’il devrait être détenu pendant qu’ils enquêtent sur de nouvelles allégations contre lui.

La nouvelle controverse juridique concerne la fusion en 2015 de deux sociétés du groupe Samsung, Cheil Industries et Samsung C&T. Lee est accusé de fraude comptable qui aurait pu l’aider à gagner plus de pouvoir. La semaine dernière, Samsung a déclaré qu’il était au-delà du bon sens de suggérer que Lee était directement impliqué.

Lee a assisté à une audience ce matin à Séoul et attend actuellement de savoir s’il sera de nouveau arrêté. Les tribunaux peuvent ordonner la détention d’un maximum de 20 jours avant que les procureurs n’aient à porter plainte, date à laquelle le suspect peut être détenu jusqu’à six mois. Une décision est attendue aujourd’hui ou demain.

Ce ne sera pas un processus pour Lee, ni la fin de ses ennuis juridiques si la demande des procureurs est refusée. Lee a passé près d’un an en prison après son arrestation en février 2017 et a finalement été reconnu coupable de son rôle dans le scandale de corruption sismique qui a fait tomber l’ancien président sud-coréen Park Geun-hye. Lee a été libéré en appel, bien que la Cour suprême ait ordonné par la suite un nouveau procès qui n’a pas encore eu lieu.