Apple a accepté de payer 113 millions de dollars à 34 États pour régler les allégations selon lesquelles il aurait enfreint les lois sur la protection des consommateurs en minimisant systématiquement les problèmes de batterie d’iPhone généralisés en 2016. Cela s’ajoute au demi-milliard déjà payé par l’entreprise aux consommateurs.

Le problème était qu’une nouvelle version d’iOS provoquait l’arrêt inattendu d’iPhones plus anciens et qu’une mise à jour corrigeant ce problème limitait subrepticement les performances de ces appareils.

Les conspirateurs, dont nous savons maintenant qu’ils sont assez nombreux, soupçonnaient qu’il s’agissait d’une dégradation délibérée des performances afin de stimuler l’achat d’un nouveau téléphone. Ce n’était pas le cas, mais le procureur général de l’Arizona, Mark Brnovich, qui a dirigé l’enquête multi-états, a montré qu’Apple était tout à fait conscient de l’ampleur du problème et des lacunes de sa solution.

Apple a accepté un règlement de 113 millions de dollars qui n’admet aucun acte répréhensible, à répartir entre les États comme ils le souhaitent. Ce n’est pas une amende, comme celle de 25 millions d’euros des autorités françaises; si Apple avait été passible de sanctions légales, celles-ci auraient pu atteindre beaucoup, beaucoup plus que le montant convenu aujourd’hui.

En plus du règlement en espèces, Apple doit fournir des informations véridiques aux consommateurs sur l’état de la batterie de l’iPhone, les performances et la gestion de l’alimentation de diverses manières. La société a déjà apporté des modifications à cet effet il y a des années, mais dans des règlements comme celui-ci, de telles exigences sont incluses afin qu’elles ne puissent pas simplement faire demi-tour et recommencer, bien que certaines entreprises, comme Facebook, le fassent quand même.